Communiqué

Bonjour !

2014 sera l’année d’un nouvel album pour Angil and the Hiddentracks, et aussi celle de notre fin.

Nous sommes impatients d’enregistrer ces nouvelles chansons, décidés à faire quelques éventuels concerts si les conditions que l’on nous propose sont décentes, et quoiqu’il arrive, fiers de notre parcours.

 

Chronique de notre maxi sur Popnews

 

Elle est ici : http://www.popnews.com/popnews/angil-and-the-fucking-hiddentracks-ep

(signée par Mickaël Choisi)

C’est peut-être la dernière chronique de cet EP. Merci à toutes les personnes qui l’ont écouté et fait écouter.

Nous n’avons plus d’exemplaires physiques de l’album. Le vinyle est encore disponible sur le shop de notre label, et chez votre disquaire préféré s’il travaille avec La Baleine. La version numérique est bien sûr disponible un peu partout, notamment sur CD1D.

Regardez le clip de la chanson I need an enemy, par l’amie Anne-Sophie Seguin :

http://www.youtube.com/watch?v=NcUOZ53L3u0

 

 

 

Chronique de concert

La bande commence bille en tête par l’enchaînement de deux des quatre tueries de leur dernier maxi. Le flow acide d’Ideas s’enchaîne parfaitement avec l’irrésistible refrain du tube en puissance I need an enemy. En deux morceaux, tout ce qu’on espérait du groupe en live est d’ores et déjà là. La bande réussit parfaitement et avec une classe folle à transposer la méticulosité des compositions. La suite va confirmer et même dépasser ce constat. Parce que les Stéphanois vont tout simplement exploser toutes nos espérances. Car ce qui frappe et ravit chez ces gens, en plus de leur talent de composition et d’interprétation, c’est leur épatante complicité. Un lien palpable passe entre eux et donne encore une chaleur supplémentaire à leurs merveilleux morceaux. Une si belle bande mérite bien qu’on les cite tous. Honneur aux dames, Estelle Farine à la flûte et Pauline Dupuy à la contrebasse et au chant, apportent une touche discrète mais très classieuse aux chansons. Juste à côté Jean-Christophe Lacroix jongle avec maestria et flegme entre chant, violon et trompette. Le tonitruant trombone du déchaîné (normal c’était son anniversaire) Thomas Boudineau apporte sa chaleur et sa flamboyance. Le jeu de batterie étonnant et chaloupé de Flavien Girard charpente l’ensemble avec une savoureuse touche jazzy. Enfin, Mickaël Mottet lie tout ça avec sa présence, son jeu de guitare gracieux et son inimitable phrasé dont les accents hip hop ressortent avec force en live. Le chanteur racontait en interview qu’il avait ajouté le seyant fucking à l’appellation du groupe pour montrer à quel point il l’épatait. Ils auront largement prouvé ce soir qu’ils le méritaient plus qu’amplement.

Logiquement, le public réagit en leur offrant un retour à la hauteur du cadeau qu’il nous font et ça devient un de ces moments magiques où artistes et spectateurs s’éclatent avec un plaisir aussi ineffable qu’équitable. Le groupe livre une généreuse prestation d’une bonne heure et quart qui fera la part belle au dernier maxi et à l’album Now mais qui ira aussi piocher du côté de The And et d’Oulipo Saliva. Et quand ils pensent s’en sortir en liant l’ouverture et la conclusion de leur quatrième album, le public en réclame encore. Ils concluront tout en émotion par un superbe et feutré Took no drugs, had no drink (it was all in our minds) où le batteur au bord de l’épuisement tambourinera en douceur ses toms du bout des doigts.

Ce fut donc une superbe soirée et surtout une magnifique revanche sur le coup du sort qui nous avait privé de leur venue à Noël dernier. Le genre dont on repart en se disant « Wow, j’y étais » et dont on chérit le souvenir tout en guettant la prochaine occasion de revoir le groupe. Surtout que la petite causette qu’on a eu avec eux après le concert confirme qu’en plus d’être talentueux, ils sont aussi adorables.

Merci encore mille fois à Kfuel, à Freeson, à l’Avant-Scène et à tous ceux qui ont rendu ce moment magique possible.

Mr. B, Alter1fo.com

Quelques mots de Marc Gourdon (Magic rpm)

C’est simple : comme d’ordinaire, j’adore  ce disque et j’en aime tout !
 
L’incroyable qualité du son, les arrangements brass band qui ne manquent jamais de me coller des frissons et bien sûr les paroles. Te dire qu’avoir pu apprécier ton travail par le biais de mes chroniques (dès Teaser For Matter), est certainement - rayon français – reste ma plus belle découverte, est une certitude. Que tu ne jouisses pas du dixième de la reconnaissance qui, à mon avis, te revient de droit, n’est qu’un demi-mystère.  Le « business », même indépendant, – il ne vaut d’ailleurs guère plus cher que celui des majors - n’aime pas les fortes têtes, les non-malléables, i.e. et paradoxalement, les indépendants d’esprit
 
Je sais que pour l’instant cela te fait une belle jambe, mais je suis persuadé que le Temps d’une manière ou d’une autre, finira bien par rendre son verdict, tant ton boulot vole au-dessus d’une masse globalement, super-pâlichonne… Essaye de trouver les vrais chiffres de vente (à la date de leur sortie) de disques tels que The Velvet Underground & NicoFreak OutRock Bottom ou encore Kraftwerk (#1 & #2)Monster Movie etc., etc., tu verras c’est édifiant. En qualité de vieux con patenté (60 ans depuis juillet dernier) mais pas nostalgique pour un sou des soi-disant « merveilleuses années 70″ – j’ai commencé à vendre des disques en 1971, à 18 ans – , je me souviens très bien de ce qui sortait de Magenta Musique !
Merci, Marc Gourdon.

Angil and the fucking Hiddentracks : revue de presse et sessions

Emission spéciale sur Le Mouv.

Session vidéo pour Citazine et Pop News.

Session radio pour Planète Claire sur Aligre FM.

Session vidéo pour Froggy’s Delight.

« Cet EP, qui dévoile sûrement ce qui devrait être le beau futur d’Angil and The Hiddentracks, montre tout le talent de la formation pour l’écriture de chansons oscillant entre les genres et les formes, jouant entre jazz, pop et rock aux arrangements aussi feutrés que malins et aux paroles intelligentes et ingénieuses. » – Froggy’s Delight

« Un an après l’éclaté et épatant NowAngil And The Hiddentracks revient avec un EP au titre défouloir, Angil And The Fucking Hiddentracks. » – Magic! (maxi en écoute)

« Avec un son Lo-Fi, une facture intimiste et une orchestration beatlesque, ce maxi 4 titres donne un avant-goût de ce que pourrait être le prochain long de la formation, résolument plus rock. » – Millefeuille

« Un des préférés de Benzinemag revient avec quatre inédits et son groupe rebaptisé pour la circonstance the Fucking Hiddentracks.L’occasion de juger sur pièce l’étendu du talent des Stéphanois pour s’approprier des gimmicks du rock et en faire leur chose à eux. » – Benzine

« On retrouve une fois encore ce son chaleureux et la patteAngil avec ce mélange harmonieux entre des sonorités électriques rugueuses et d’autres, plus cuivrées, plus boisées, pour un résultat là encore convaincant. » – Pop Revue Express

« Avec des références aussi diverses que le rap narratif ou le rock de Broadcast, Why?, Pavement,.. (auxquels on les compare) en passant par des moments de pop minimaliste, ce 4 titres a quelque chose de très rafraîchissant en ces temps de canicule estivale. » – Muzzart

«  Angil, qui ne compte pas moins de neuf musiciens, décide de passer à la vitesse supérieure. » – Discordance

« Cinquième volet combinant le paradoxe de s’offrir une production ascétique et des idées luxuriantes. » Mowno

« Peut être est-ce leur alchimie, leur rencontre si étonnante qui fait d’Angil un nom qui sonne direct comme un gage de qualité. » – A découvrir absolument

 

 

Merci aux 125 Microcultivateurs ainsi qu’aux Membres bienfaiteurs de notre label We are Unique! Records d’avoir permis à ce maxi 25 cm d’exister !

 

Meet the Hiddentracks : Guillaume Long

Guillaume fait partie des Hiddentracks. Il dessine avec nous sur scène à l’occasion de concerts spéciaux, et illustre nos pochettes/livrets depuis Oulipo Saliva (2007).

C’est un auteur de bandes dessinées génial. Je le suis avec admiration depuis ses premiers travaux, que notre batteur de l’époque m’avait fait découvrir. Son dernier livre paru est celui-ci.

 

Guillaume Long par Laurent Holdrinet

1/ Tu m’as dit un jour que tu travaillais toujours en musique. C’est encore le cas (et tu écoutes quels disques en ce moment) ? Est-ce que ton trait peut en être modifié ? Par exemple, est-ce qu’il t’arrive de donner des impulsions à ton crayon en rythme avec la chanson que tu écoutes ?

 

C’est encore le cas oui, quand je ne travaille pas avec la radio. Mais je l’écoute beaucoup moins depuis quelques années puisque je scénarise pas mal pour mon blog et que c’est impossible de le faire en écoutant du français.

Donc : beaucoup de musique avec des paroles non-francophones, ou de la musique tout court.

Je réponds à cette interview avec le dernier Massive AttackHeligoland que j’avais trouvé chiant à sa sortie mais que j’ai re-écouté par hasard lors d’une récente soirée sans savoir ce que c’était, et c’est la rédemption !

Mon métier est assez solitaire, donc très musicophage – c’est le cas de beaucoup de dessinateurs. Ces temps, j’écoute beaucoup Alt-J, le dernier Why? (visiblement inépuisable, donc je suis content quand je trouve un tel disque), le dernier Cat Power, TV on the radio, un peu de jazz (mais pas du jazz chiant tu vois, d’ailleurs j’écoute ce que Flavien veut bien me faire découvrir et depuis Mingus, pas grand-chose de nouveau – *wink wink*).

En fait, pour répondre à la dernière partie de ta question, bien sûr que je ne dessine pas pareil en écoutant telle ou telle musique mais je m’arrange pour contrôler le truc. J’ai une playlist de travail avec deux cents morceaux qui me donnent envie de dessiner, des trucs que je connais généralement par cœur pour ne pas trop me distraire. Parfois des trucs merdiques (Robbie Williams, Two door cinema club, Jeanette) parfois des trucs qui tabassent (Beastie boys, Rage against the machine). Des morceaux qui donnent la pêche à mon dessin, qui font partie du décor de mon bureau (je suis très matérialiste). Sinon quand je scénarise, le baroque c’est l’idéal : de la musique en boucles qui évoluent sans en avoir l’air, la répétition qui progresse.

 

2/ On s’est déjà rendu compte tous les deux qu’on a un rapport très différent avec nos productions antérieures. J’écoute parfois les disques qu’on a faits jusqu’ici, certes avec une oreille critique, mais globalement, le sentiment de fierté (même rétrospective), je trouve ça très utile. J’ai l’impression que ce n’est pas un moteur chez toi. Je me trompe ? Il t’arrive de relire une de tes BD ?

 

Effectivement, je n’aime pas tellement me relire.
La première raison, c’est que j’ai commencé à faire de la bande dessinée avec ma première publication, il y a dix ans. Avant, je m’intéressais au dessin mais en amateur. Donc je me suis réellement posé des questions de dessin et de scénarisation en commençant dans le métier. Un peu comme si Kim Deal avait décidé d’apprendre la basse pour jouer avec les Pixi… Non, ce n’est pas un bon exemple. Le résultat c’est que mes premiers albums je les trouve très bancals, parfois ratés au niveau du dessin, ou du scénario. C’est un sentiment qui s’apaise avec le temps, vu que j’arrive depuis quelques années à faire des albums qui trahissent de moins en moins mes exigences. Mais ce n’est pas encore gagné – et tant mieux, n’est-ce pas ?

La deuxième raison c’est que contrairement à vous, je ne fais pas le genre d’albums que je lis. Le genre petites scènes du quotidien marrantes et tout, on dirait moi c’est dingue ce n’est pas tellement ma tasse de thé en tant que lecteur. J’aime plutôt les longs récits de fiction qui développent plein de personnages, explorent divers genres, diverses thématiques comme peuvent en faire des auteurs tels que Blutch, Dumontheuil, Prudhomme, Blain, etc…

Dernier choc en date, le Nao De Brown de Glyn Dillon chez Akiléos. Un livre incroyable.

 

3/ Autre petite différence entre nous, que je trouve ultra respectable chez toi : au fond, tu aspires à être « mainstream ». La signature chez Gallimard a dû te conforter un peu dans cette perspective, non ? Pour le formuler autrement : est-ce rassurant qu’un gros poisson officialise ton statut d’auteur potentiellement « grand public » ?

 

Je ne crois pas que ce soit différent parce qu’en tant qu’auteur, j’essaye juste d’être lu. Toi en tant que musicien, je suppose que tu essayes d’être écouté, non ?

Ca me semble un minimum quand on écrit des histoires, de s’adresser à des gens… Même si l’on écrit toujours d’abord un peu pour soi ; j’y réfléchissais récemment et je crois que je fais des bouquins d’abord pour arranger un peu la vie que je mène, et le monde dans lequel je vis ; c’est une sorte de fuite ou c’est une manière de composer avec l’insupportable, au choix. Mais je constate que la structure de mes récits part souvent d’un arrangement (pas forcément positif) de ce que je vis.

Après, j’ai la chance de voir mon travail édité donc je fais en sorte qu’il soit lu et de travailler avec des gens que j’aime. C’est pour ça que je ne vais pas forcément rester chez un éditeur indépendant par « politique d’auteur » parce que je m’en fiche et que c’est un métier de mercenaire. Je vais juste là ou j’aime les gens, et là ou je suis payé – et j’ai la chance de choisir de plus en plus mes éditeurs. Ca par exemple, c’est rassurant.

Après, j’ai énormément d’admiration pour certains auteurs mainstream parce qu’encore une fois, ils arrivent à faire des livres que je me sens incapable de réaliser. Quino par exemple a disposé d’un formidable outil d’expression contestataire du régime Argentin dans les années 70 avec Mafalda, travail publié dans les journaux de l’époque. Des strips grand public, une diffusion importante et pourtant un vrai propos, un travail d’auteur. Pas sûr que ça aurait été aussi impactant diffusé sous le manteau et à compte d’auteur ; voilà pour le mainstream ; j’ai même pas eu besoin d’évoquer Spiegelman ou Allan Moore.

Meet the Hiddentracks – Part three

Jean-Christophe Lacroix joue du violon et de la trompette dans Angil and the Hiddentracks. Il est aussi arrangeur (par exemple sur plusieurs chansons du prochain album de Boy). Il a eu (et continue d’avoir) plusieurs vies musicales dans des contextes très différents. Et surtout, c’est un garçon extrêmement doué.


- Question 1, formulation par Flavien : « Jean-Christophe, comment tu fais ? »
C’est une manière de te dire : non seulement tu es virtuose, mais en plus tu l’es dans plusieurs instruments. Est-ce que tu as une manière particulière de travailler chacun de ces instruments ?

J’aime ça. Plus que ça en fait. Je joue de la musique parce que sinon je deviendrais fou.

J’ai une mémoire de poisson rouge, alors j’improvise.

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