Cinq concerts annoncés

Nous sortons un nouveau maxi 4 titres cet été (numérique/vinyle). Pour soutenir cette sortie, nous repartons sur les routes. Cinq concerts déjà confirmés :

(LYON Dotsy Dot au Kraspek Mysik avec Sol Hess and the Sympatik’s)

SAINT-ETIENNE Thunderbird Lounge 14 juin 2013 avec Sol Hess and the Sympatik’s.

PARIS Le Motel 14 août 2013, Angil solo et Dotsy Dot

TULLE 31 août 2013

RENNES 6 septembre 2013, l’Avant-scène avec Dotsy Dot

PARIS Espace B 7 septembre 2013 avec Old Mountain Station.

 

Meet the Hiddentracks : Guillaume Long

Guillaume fait partie des Hiddentracks. Il dessine avec nous sur scène à l’occasion de concerts spéciaux, et illustre nos pochettes/livrets depuis Oulipo Saliva (2007).

C’est un auteur de bandes dessinées génial. Je le suis avec admiration depuis ses premiers travaux, que notre batteur de l’époque m’avait fait découvrir. Son dernier livre paru est celui-ci.

 

Guillaume Long par Laurent Holdrinet

1/ Tu m’as dit un jour que tu travaillais toujours en musique. C’est encore le cas (et tu écoutes quels disques en ce moment) ? Est-ce que ton trait peut en être modifié ? Par exemple, est-ce qu’il t’arrive de donner des impulsions à ton crayon en rythme avec la chanson que tu écoutes ?

 

C’est encore le cas oui, quand je ne travaille pas avec la radio. Mais je l’écoute beaucoup moins depuis quelques années puisque je scénarise pas mal pour mon blog et que c’est impossible de le faire en écoutant du français.

Donc : beaucoup de musique avec des paroles non-francophones, ou de la musique tout court.

Je réponds à cette interview avec le dernier Massive AttackHeligoland que j’avais trouvé chiant à sa sortie mais que j’ai re-écouté par hasard lors d’une récente soirée sans savoir ce que c’était, et c’est la rédemption !

Mon métier est assez solitaire, donc très musicophage – c’est le cas de beaucoup de dessinateurs. Ces temps, j’écoute beaucoup Alt-J, le dernier Why? (visiblement inépuisable, donc je suis content quand je trouve un tel disque), le dernier Cat Power, TV on the radio, un peu de jazz (mais pas du jazz chiant tu vois, d’ailleurs j’écoute ce que Flavien veut bien me faire découvrir et depuis Mingus, pas grand-chose de nouveau – *wink wink*).

En fait, pour répondre à la dernière partie de ta question, bien sûr que je ne dessine pas pareil en écoutant telle ou telle musique mais je m’arrange pour contrôler le truc. J’ai une playlist de travail avec deux cents morceaux qui me donnent envie de dessiner, des trucs que je connais généralement par cœur pour ne pas trop me distraire. Parfois des trucs merdiques (Robbie Williams, Two door cinema club, Jeanette) parfois des trucs qui tabassent (Beastie boys, Rage against the machine). Des morceaux qui donnent la pêche à mon dessin, qui font partie du décor de mon bureau (je suis très matérialiste). Sinon quand je scénarise, le baroque c’est l’idéal : de la musique en boucles qui évoluent sans en avoir l’air, la répétition qui progresse.

 

2/ On s’est déjà rendu compte tous les deux qu’on a un rapport très différent avec nos productions antérieures. J’écoute parfois les disques qu’on a faits jusqu’ici, certes avec une oreille critique, mais globalement, le sentiment de fierté (même rétrospective), je trouve ça très utile. J’ai l’impression que ce n’est pas un moteur chez toi. Je me trompe ? Il t’arrive de relire une de tes BD ?

 

Effectivement, je n’aime pas tellement me relire.
La première raison, c’est que j’ai commencé à faire de la bande dessinée avec ma première publication, il y a dix ans. Avant, je m’intéressais au dessin mais en amateur. Donc je me suis réellement posé des questions de dessin et de scénarisation en commençant dans le métier. Un peu comme si Kim Deal avait décidé d’apprendre la basse pour jouer avec les Pixi… Non, ce n’est pas un bon exemple. Le résultat c’est que mes premiers albums je les trouve très bancals, parfois ratés au niveau du dessin, ou du scénario. C’est un sentiment qui s’apaise avec le temps, vu que j’arrive depuis quelques années à faire des albums qui trahissent de moins en moins mes exigences. Mais ce n’est pas encore gagné – et tant mieux, n’est-ce pas ?

La deuxième raison c’est que contrairement à vous, je ne fais pas le genre d’albums que je lis. Le genre petites scènes du quotidien marrantes et tout, on dirait moi c’est dingue ce n’est pas tellement ma tasse de thé en tant que lecteur. J’aime plutôt les longs récits de fiction qui développent plein de personnages, explorent divers genres, diverses thématiques comme peuvent en faire des auteurs tels que Blutch, Dumontheuil, Prudhomme, Blain, etc…

Dernier choc en date, le Nao De Brown de Glyn Dillon chez Akiléos. Un livre incroyable.

 

3/ Autre petite différence entre nous, que je trouve ultra respectable chez toi : au fond, tu aspires à être « mainstream ». La signature chez Gallimard a dû te conforter un peu dans cette perspective, non ? Pour le formuler autrement : est-ce rassurant qu’un gros poisson officialise ton statut d’auteur potentiellement « grand public » ?

 

Je ne crois pas que ce soit différent parce qu’en tant qu’auteur, j’essaye juste d’être lu. Toi en tant que musicien, je suppose que tu essayes d’être écouté, non ?

Ca me semble un minimum quand on écrit des histoires, de s’adresser à des gens… Même si l’on écrit toujours d’abord un peu pour soi ; j’y réfléchissais récemment et je crois que je fais des bouquins d’abord pour arranger un peu la vie que je mène, et le monde dans lequel je vis ; c’est une sorte de fuite ou c’est une manière de composer avec l’insupportable, au choix. Mais je constate que la structure de mes récits part souvent d’un arrangement (pas forcément positif) de ce que je vis.

Après, j’ai la chance de voir mon travail édité donc je fais en sorte qu’il soit lu et de travailler avec des gens que j’aime. C’est pour ça que je ne vais pas forcément rester chez un éditeur indépendant par « politique d’auteur » parce que je m’en fiche et que c’est un métier de mercenaire. Je vais juste là ou j’aime les gens, et là ou je suis payé – et j’ai la chance de choisir de plus en plus mes éditeurs. Ca par exemple, c’est rassurant.

Après, j’ai énormément d’admiration pour certains auteurs mainstream parce qu’encore une fois, ils arrivent à faire des livres que je me sens incapable de réaliser. Quino par exemple a disposé d’un formidable outil d’expression contestataire du régime Argentin dans les années 70 avec Mafalda, travail publié dans les journaux de l’époque. Des strips grand public, une diffusion importante et pourtant un vrai propos, un travail d’auteur. Pas sûr que ça aurait été aussi impactant diffusé sous le manteau et à compte d’auteur ; voilà pour le mainstream ; j’ai même pas eu besoin d’évoquer Spiegelman ou Allan Moore.

Meet the Hiddentracks – Part three

Jean-Christophe Lacroix joue du violon et de la trompette dans Angil and the Hiddentracks. Il est aussi arrangeur (par exemple sur plusieurs chansons du prochain album de Boy). Il a eu (et continue d’avoir) plusieurs vies musicales dans des contextes très différents. Et surtout, c’est un garçon extrêmement doué.

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- Question 1, formulation par Flavien : « Jean-Christophe, comment tu fais ? »
C’est une manière de te dire : non seulement tu es virtuose, mais en plus tu l’es dans plusieurs instruments. Est-ce que tu as une manière particulière de travailler chacun de ces instruments ?

J’aime ça. Plus que ça en fait. Je joue de la musique parce que sinon je deviendrais fou.

J’ai une mémoire de poisson rouge, alors j’improvise.

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Meet the Hiddentracks, part two

3 questions à Francis Bourganel, qui joue du saxophone, de la lame sonore et des percussions

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1/ Est-ce que tu penses que tu risques de mettre longtemps à répondre à ces 3 questions ?
Oui / non.

2/ Est-ce que tu vis toujours entouré de petits bouts de papiers où sont écrites des idées, ou des idées d’idées ?
Non. c’est fini depuis longtemps. Si je vivais seul, ça reviendrait très vite, c’est sûr. Mais pour le bien-être de la communauté, j’ai arrêté. Tout est noté dans mon téléphone à présent, sous forme de « tâches ». Ce sont donc mes post-it numériques. Ce n’est pas la même poésie, mais les contenus se mélangent toujours aussi diversement, de la liste de course à la réflexion existentielle (devenue plus rare), au rythme rêvé d’un clap sur un morceau, en passant par un mémo pour rappeler le garage Citroën ou prendre mon maillot de bain les jeudis.

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Meet the Hiddentracks

Chaque samedi à partir d’aujourd’hui, retrouvez les réponses d’un Hiddentrack à quelques questions (en général 3) que Flavien et moi leur avons écrites.
L’idée est de faire connaissance avec le groupe, et aussi de publier de très jolis portraits tirés lors de l’enregistrement de NOW par l’ami pH Graphics.

Samedi 1er septembre : Pauline Dupuy, contrebasse, chant. 

1. C’est hyper gros, une contrebasse. Pourtant, quand tu en joues on dirait qu’elle est toute légère, que tu touches à peine les cordes, que tout ça glisse avec beaucoup de douceur. Combien de fois as-tu maudit cet instrument avant d’en arriver là ? (une manière comme une autre de te demander de parler de la contrebasse, quoi) 
J’aime que les choses aient l’air facile et pour ça je me complique beaucoup la vie !  Autrement dit c’est pas si facile.

Je n’ai jamais maudit ma contrebasse, seulement moi. Au point de vouloir arrêter d’ailleurs, et puis j’ai enregistré Oulipo Saliva avec vous, l’art de l’instant et de l’humain, la rigueur de Mickaël exigée à personne d’autre qu’à lui même. J’ai renoué avec des valeurs profondes enfouies par les années de travail et de ratés. Quand on travaille beaucoup si on n’a pas suffisamment confiance en soi pour savoir qu’on ne fait qu’améliorer des choses qui vont déjà bien, on pense petit à petit que tout est mauvais, puis qu’on ne sait plus rien faire puis qu’on ne vaut rien. C’est à ce moment là que j’ai rencontré Angil, années après années j’ai tout reconstruit et c’est peut-être ça qui me rend solide et qui donne une impression de facilité relativement fausse. Quant à sa taille et son poids, c’est quand je suis fatiguée et que j’ai mal au dos que j’y pense, sinon, ça fait tellement partie de moi maintenant que je ne la remets plus en question. Quand je la trimballe, les gens sont sympas, ont toujours une petite blague, et puis faut dire ce qui est, ça impressionne ! J’ai pas choisi la facilité, c’est sûr, mais au fond, je crois que c’est plutôt elle (la contrebasse) qui m’a choisie.

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Médias

Une émission de télé locale où je présente l’album NOW :

http://www.tl7.fr/cultures-intensives-04-04-part-2-angil-the-hiddentracks-presente-son-nouvel-album-now-1633.html

Notre session radio chez Aligre FM :

aligrefm.org/lecteur231.html (66’48)

Un nouveau clip de la chanson I have stopped wondering par nos amis de No Production No :

http://youtu.be/yOX7dOVKkJc

Des photos de notre récent concert au Fil de Saint-Étienne :

http://www.tasteofindie.com/photo-4203-Angil_and_the_Hiddentracks-03.jpg.html

Ce qu’ils en disent

« L’ensemble évoque tour à tour les travaux de Pavement, Arcade Fire, Robert Wyatt ou des Little Rabbits, car si Angil And The Hiddentracks appartient à la grande famille indie, c’est dans le post-rock et le jazz que plongent ces morceaux sans loi. » (Les Inrockuptibles)

« Angil sait composer de merveilleuses mélodies pop, certes les arrangements de haut-bois et autre clarinettes sonnent parfaitement juste, mais c’est bien l’extravagance dissimulée de cet album qui le rend Unique. » (Positive Rage)

« Bien plus qu’un excellent album, « Now » est un réel manifeste pour tous les mélomanes qui ne peuvent se restreindre à une chapelle musicale particulière. » (Popnews)

« Que ce compositeur, mélodiste et parolier hors pair ne jouisse que du dixième de la reconnaissance qui devrait lui revenir reste un mystère. » (Magic!)

« Une musique qui s’adresse toujours à chacun d’entre nous comme s’il était le dernier humain sur terre. » (Indie Rock Mag)

« Son meilleur album, en parfaite possession de ses moyens. » (Froggy’s Delight)

« Dire qu’on est heureux de pouvoir abreuver nos oreilles de leurs nouvelles compositions est un doux euphémisme. » (No Dress Code)

« Une musique délicate, mélodieuse et intimiste, qui ose évoluer sans se mettre aucune barrière. » (Obsküre)

« Un des disques qui fera de 2012 une bonne année et qui restera dans les mémoires. » (A découvrir absolument)

« Rares sont les groupes de rock en France capables de proposer un univers aussi foisonnant, original et inspiré que celui de Angil. Une raison plus pour profiter pleinement de ce groupe pas comme les autres et de cet album. » (Hop Blog)