Meet the Hiddentracks – Part three

Jean-Christophe Lacroix joue du violon et de la trompette dans Angil and the Hiddentracks. Il est aussi arrangeur (par exemple sur plusieurs chansons du prochain album de Boy). Il a eu (et continue d’avoir) plusieurs vies musicales dans des contextes très différents. Et surtout, c’est un garçon extrêmement doué.


– Question 1, formulation par Flavien : « Jean-Christophe, comment tu fais ? »
C’est une manière de te dire : non seulement tu es virtuose, mais en plus tu l’es dans plusieurs instruments. Est-ce que tu as une manière particulière de travailler chacun de ces instruments ?

J’aime ça. Plus que ça en fait. Je joue de la musique parce que sinon je deviendrais fou.

J’ai une mémoire de poisson rouge, alors j’improvise.

Le travail…
J’ai appris le violon tout comme il faut avec un professeur élitiste dont l’exigence était inversement proportionnelle à ses aptitudes pédagogiques. Du coup je suis exigeant. Hyper exigeant. Je travaille tous les jours, mais je suis convaincu que le travail ne porte des fruits que s’il y a une finalité.
Un même travail peut être chiant à mourir et enivrant à mourir, même des gammes.

J’ai un besoin vital d’émotions.

 

– Question 2 : Est-ce que tu pourrais lister des différents lieux musicaux où tu as joué, et décrire ce que chaque contexte t’a apporté ? (la rue, les baloches, les salles institutionnelles, le conservatoire, etc.)

Chaque endroit m’a apporté que c’est vraiment bon d’avoir un instrument pour s’exprimer et partager ça avec d’autres qui ont un instrument pour s’exprimer, avec ceux qui regardent, qui écoutent, qui bougent, et avec ceux qui s’occupent de toi, de ton son, de ta lumière et de ton repas.

Voilà : ça a toujours été un moment de partage privilégié avec qui veut, soi-même compris.

Pour la liste, tu l’as bien faite.

 

– Question 3 : En ce moment tu cherches à développer ton travail d’arrangeur. Qu’est-ce que ça a donné jusqu’ici, et qu’est-ce qui t’intéresse dans ce travail ?

Un côté Gérard Manset. J’aime les nappes de violon.

Un côté expérimental : faire évoluer un morceau en veillant à garder son intention. Tout est possible, alors j’essaye des mélodies, des rythmes, des harmonies, des effets, des bruits, tout ça.

Un côté geek.

Et puis le studio. J’adore ça, ces moments où tout peut arriver.

J’ai participé, avec Flavien Girard, Julien Sarazin et Edward Mugford, à une résidence de création avec et sur les compositions de Anthony Reynolds et Arnaud Grandsac. Le principe était simple : nous devions créer les accompagnements arrangements d’une série de chansons.
C’est un travail très stimulant, de rencontre et d’adaptation.

J’ai fait quelques arrangements pour le prochain album de Boy & The Echo Choir, tout à la maison, plus des sessions avec les Hiddentracks. C’était vraiment chouette de travailler sur la musique de Boy qui est très émotionnelle. Pour le coup c’était vraiment expérimental : j’ai proposé des arrangements en ne sachant pas forcément quelle direction prendre, avec du coup des enregistrements instinctifs, à la Hiddentracks, quoi.

 

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