Meet the Hiddentracks, part two

3 questions à Francis Bourganel, qui joue du saxophone, de la lame sonore et des percussions

1/ Est-ce que tu penses que tu risques de mettre longtemps à répondre à ces 3 questions ?
Oui / non.

2/ Est-ce que tu vis toujours entouré de petits bouts de papiers où sont écrites des idées, ou des idées d’idées ?
Non. c’est fini depuis longtemps. Si je vivais seul, ça reviendrait très vite, c’est sûr. Mais pour le bien-être de la communauté, j’ai arrêté. Tout est noté dans mon téléphone à présent, sous forme de « tâches ». Ce sont donc mes post-it numériques. Ce n’est pas la même poésie, mais les contenus se mélangent toujours aussi diversement, de la liste de course à la réflexion existentielle (devenue plus rare), au rythme rêvé d’un clap sur un morceau, en passant par un mémo pour rappeler le garage Citroën ou prendre mon maillot de bain les jeudis.

3/ En te voyant travailler sur les arrangements de cuivres/bois pendant l’enregistrement de Now, je crois que j’ai compris un truc : les phrases que tu composes pourraient souvent être des phrases chantées, des choeurs qui accompagnent la voix principale. Tu envisages les arrangements comme ça, un peu ? Beaucoup ? Passionnément ?
Oui / non. S’il fallait se limiter à 2 catégories (limitation que j’aurais immédiatement tendance à tâcher d’éclater !) : j’envisage mes arrangements comme soit de la matière ou des couleurs, soit des mélodies. Je fonctionne beaucoup avec des images intérieures que mes idées d’arrangements provoquent en moi, ou l’inverse. Quoi qu’il en soit, le plus souvent (pas toujours) mes arrangements me sont dictés par une voie intérieure. Autrement dit, je les entends et je les chante intérieurement. En quelque sorte, il y a bien une idée de chant donc. Mais ce n’est pas la finalité.

Quant à la composition avec la voie (sic) intérieure, ce n’est pas systématique non plus. Exemple : l’arrangement des harmonies permutatives provient essentiellement à la base d’une idée purement théorique (en l’occurrence, une envie de matière/couleurs avec une sorte de dualité immobilité/mobilité). Que j’ai tenté ensuite d’adapter au mieux au service de la chanson.

Par « harmonies permutatives », Francis entend notamment celles qu’il a composées pour le morceau ci-dessous. 
http://youtu.be/MvxcemhXKhE

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