Meet the Hiddentracks

Chaque samedi à partir d’aujourd’hui, retrouvez les réponses d’un Hiddentrack à quelques questions (en général 3) que Flavien et moi leur avons écrites.
L’idée est de faire connaissance avec le groupe, et aussi de publier de très jolis portraits tirés lors de l’enregistrement de NOW par l’ami pH Graphics.

Samedi 1er septembre : Pauline Dupuy, contrebasse, chant. 

1. C’est hyper gros, une contrebasse. Pourtant, quand tu en joues on dirait qu’elle est toute légère, que tu touches à peine les cordes, que tout ça glisse avec beaucoup de douceur. Combien de fois as-tu maudit cet instrument avant d’en arriver là ? (une manière comme une autre de te demander de parler de la contrebasse, quoi) 
J’aime que les choses aient l’air facile et pour ça je me complique beaucoup la vie !  Autrement dit c’est pas si facile.

Je n’ai jamais maudit ma contrebasse, seulement moi. Au point de vouloir arrêter d’ailleurs, et puis j’ai enregistré Oulipo Saliva avec vous, l’art de l’instant et de l’humain, la rigueur de Mickaël exigée à personne d’autre qu’à lui même. J’ai renoué avec des valeurs profondes enfouies par les années de travail et de ratés. Quand on travaille beaucoup si on n’a pas suffisamment confiance en soi pour savoir qu’on ne fait qu’améliorer des choses qui vont déjà bien, on pense petit à petit que tout est mauvais, puis qu’on ne sait plus rien faire puis qu’on ne vaut rien. C’est à ce moment là que j’ai rencontré Angil, années après années j’ai tout reconstruit et c’est peut-être ça qui me rend solide et qui donne une impression de facilité relativement fausse. Quant à sa taille et son poids, c’est quand je suis fatiguée et que j’ai mal au dos que j’y pense, sinon, ça fait tellement partie de moi maintenant que je ne la remets plus en question. Quand je la trimballe, les gens sont sympas, ont toujours une petite blague, et puis faut dire ce qui est, ça impressionne ! J’ai pas choisi la facilité, c’est sûr, mais au fond, je crois que c’est plutôt elle (la contrebasse) qui m’a choisie.

2. Au début de l’enregistrement d’Oulipo Saliva, tu ne connaissais pas encore les prénoms des Hiddentracks. Pourrais-tu faire la liste de ce qui a changé dans ta perception du groupe depuis ce moment ?
J’ai un fonctionnement assez instinctif avec les gens, sur l’instant. Du coup je ne me suis jamais fait une « idée des Hiddentracks ». L’essence de ce qui nous lie est là depuis le début, ensuite on s’est simplement rencontré, on a appris à se connaître, on est devenu amis. Ca a pris du temps car on est fondamentalement très différents. C’est ça qui est beau et qui donne tant de valeur à notre relation musicale et amicale.
3. J’ai l’impression qu’il n’y a pas de « journée typique Pauline ». Ça dépend des moments, des endroits, des gens. Tout peut arriver. Imaginons quand même que je te demande une journée typique, en ce moment à Berlin ?
Une journée cool sans rendez-vous :

Réveil
Yoga
Gros petit déj
Travail (contrebasse, papiers, divers)
Repas (souvent il est déjà 15h) Oeufs, grosse salade, yaourt
Dehors
Fin d’après-midi re-travail ou moment tranquille,
Apéro
…?
Pauline Dupuy mène également un projet solo nommé Contrebrassens.
Check it out, cong.

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